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Sandrine Morgante, Taalbarrière, 2021, courtesy the artist

25.06.–25.09.2022

IKOB – Prix de l'Art Féministe 2022
Daniela Bershan, Jieun Lim, Sandrine Morgante, Marnie Slater, Céline Vahsen, Puck Verkade

Vernissage : 24.06.2022, 18:00

L'IKOB – Musée d'Art Contemporain décerne, depuis sa création, un prix d'art tous les trois ans. En 2019, ce prix prend pour la première fois une position explicitement féministe. Étant donné qu’il s’agit du premier prix contemporain de ce type, l'IKOB est particulièrement conscient de l’importance de recentrer ce positionnement à nouveau en 2022.

L'IKOB – Prix de l’Art féministe vise à amplifier les voix moins entendues ou représentées dans l'art contemporain et dans la société en général. Plutôt que de rechercher une pratique artistique conforme à une définition prédéterminée du féminisme, ce prix pose la question de savoir ce que signifie le féminisme sous toutes ses formes pour les artistes d'aujourd'hui, et soutient le travail artistique que nous incite à repenser la réalité dans laquelle nous vivons.

Les finalistes du prix 2022 sont : Daniela Bershan, Jieun Lim, Sandrine Morgante, Marnie Slater, Céline Vahsen, et Puck Verkade.

Les finalistes sont invitées à présenter leur travail dans l'exposition du prix du 24 juin au 25 septembre 2022 à l'IKOB. Les lauréat•es seront annoncé•es lors du vernissage de l'exposition le vendredi 24 juin 2022 à 18h. Le premier prix est doté de 10 000 €, les deuxième et troisième prix respectivement de 7 500 € et 1 500 €. Le troisième prix soutient spécifiquement un•e artiste des Cantons de l’Est.

Le jury 2022 était composé de Paula van den Bosch (Senior Curator, Bonnefantenmuseum, Maastricht, NL), Anastasia Chaguidouline (Responsable Programmation Culturelle, Cercle Cité, LU), ainsi qu’Els Roelandt (éditrice, KIOSK, Gand, BE) et Nadia Vilenne (galeriste, Liège, BE).

L'IKOB - Prix de l’Art féministe 2019 a été remporté par Helen Anna Flanagan, qui a reçu le premier prix. Julia Lübbecke a remporté le deuxième prix et Andrea Radermacher-Mennicken le prix d'encouragement régional.

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Marnie Slater, Le Madame (Brussels 1981-1983), 2019, photo: Aurélien Mole, courtesy the artist

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Daniela Bershan, OCEAN (performance), 2022, image: Sabrina Seifried, courtesy the artist

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Céline Vahsen, Untitled (3), 2020, courtesy the artist

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Puck Verkade, Unborn, 2021, courtesy the artist and Durst Britt & Mayhew

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Jieun Lim, Hunter's Room, 2021, courtesy the artist

DANIELA BERSHAN, alias Baba Electronica, est une artiste, DJ et chercheuse indépendante à l’intérêt particulier pour les structures relationnelles et des dimensions politiques de l'intimité. Daniela est co-fondatrice et ancienne directrice de FATFORM (NL), ainsi que co-fondatrice et co-organisatrice de ELSEWHERE & OTHERWISE au Performing Arts Forum (FR). Son travail et ses collaborations ont été largement exposés, notamment à la 29e Biennale de São Paulo (BR), au De Appel Arts Center (NL), à MaerzMusik (DE), au KunstenfestivaldesArts (BE), lors de la Berlin Art Week (DE), au W139 (NL), à Portikus (DE), à la NAS Gallery Sydney (AU), à Capacete (BR), Paradiso (NL), au Oslo Internasjonale Teaterfestival (NO), à Dansehallerne (DK), au MDT (SE), au CentQuatre (FR), au KANAL — Centre Pompidou (BE), au CentroCentro (ES), au Tempo Festival (BR) et à la Triennale Luxembourg (LU).

JIEUN LIM vit et travaille à Düsseldorf. Plusieurs expositions personnelles, dont : Scallops #2, Première, une collaboration Ermes-Ermes x LC Queissier, Tbilissi, Géorgie ; RGB : Return to the gate following B, Galerie Ermes-Ermes, Vienne ; Yellow Time/Dilemma Zone, Düsseldorf Art Academy. Expositions collectives récentes : Illuminating, projections, Lugano, Suisse ; ‘cu-cu-rru-cu-cu’ Bloom, Düsseldorf ; Noir, Sonnenundsuche, Düsseldorf ; Polke und die Folgen. Neuerwerbungen, Akademie Galerie-Die Neue Sammlung, Düsseldorf ; Planet 58, K21 Kunstsammlung Museum Düsseldorf; Appearing Unannounced, Rirkrit Tiravanija’s Studio, Chiangmai; The crust repeatedly rises and falls, Shinhan Gallery, Seoul; Coop, Bangkok Biennial, Bangkok. Elle termine ses études avec un diplôme de la Kunstakademie Düsseldorf en 2018 dans la classe de Dominique Gonzalez-Foerster, recevant le Prix de la Fondation Michael Engel.

SANDRINE MORGANTE a grandi dans la campagne liégeoise, puis a étudié à La Cambre à Bruxelles, BE, où elle a également été assistante et conférencière, avant de commencer une résidence au HISK à Gand, BE. Son travail a été présenté dans diverses institutions belges dont WIELS, Art Contest, le Musée de la Boverie, la Space Collection et dans des revues d'art telles que Archivio magazine, Revue Roven, Kluger Hans et TIM magazine. Ses dessins, qui portent sur l'écriture et la parole, sont la retranscription visuelle de dialogues issus d'interviews, d'enregistrements audio de pensées nocturnes, ou de souvenirs de conversations spontanées.

MARNIE SLATER, originaire d'Aotearoa, Nouvelle-Zélande, est une artiste visuelle basée à Bruxelles, BE. Sa pratique combine de nombreuses techniques, dont une pratique individuelle transdisciplinaire, l'enseignement, les collaborations à long terme, l'auto-organisation, l'écriture, la publication et la recherche. Son œuvre solo se concentre sur des histoires queer (« her/their/his/stories ») assemblées à partir d'archives personnelles et institutionnelles, portant sur les diverses manières dont la pratique complexe des artistes féministes queer défie et transforme l'historiographie et la reproduction de l’histoire de l’art. Slater est également co-commissaire de Buenos Tiempos, Int., ainsi que membre de Mothers & Daughters – A Lesbian and Trans Bar*. Elle a été chargée de cours du Master of Voice au Sandberg Institute d'Amsterdam et enseigne actuellement dans le cadre du programme AdMa à la St. Lucas School of Art d'Anvers, où elle mène également un projet de recherche sur les processus et les techniques de collaboration propres au féminisme queer.

CÉLINE VAHSEN est artiste et enseignante au département textile de la KASK School of Arts à Gand. Après des études d'arts visuels à l'École Supérieure des Arts St-Luc de Bruxelles, à la Haute École des Sciences Appliquées et des Arts de Lucerne et à la HAW Hamburg, elle obtient son master en 2013 au département textile de l'École Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre à Bruxelles. Son travail a été exposé en Belgique, en Allemagne et en Suisse. Elle compte parmi ses séjours en résidence l'Académie des savoir-faire – Fondation Hermès, la Fondation CAB, l’iMAL – Art Center for Digital Cultures & Technology, et la Villa Empain – Fondation Boghossian. Le point de départ du travail de Vahsen est l'héritage culturel du médium textile. Avec une approche contemporaine, elle explore des techniques ancrées dans la production textile ancienne. Son approche de recherche comprend différentes références à des traditions et cultures hybrides géographiquement diverses, ainsi qu’à des méthodes de fabrication à travers les époques de la fabrication textile.

PUCK VERKADE détient un BA de la Royal Academy of Art de La Haye et un master en beaux-arts du Goldsmiths College de Londres. Son travail a été exposé dans le cadre de diverses institutions internationales, dont l'Artissima Art Fair à Turin, le Wroclaw Contemporary Museum en Pologne, le Kunstmuseum des Pays-Bas et la LISTE Art Fair à Bâle. Son travail fait partie de collections privées et publiques internationales. Elle a été artiste en résidence à Sarabande – The Lee Alexander McQueen Foundation à Londres en 2017-2018. En 2021, elle reçoit le prix Charlotte Koehler de la Fondation culturelle Prins Bernhard des Pays-Bas. Ses œuvres font partie de la 16e Biennale de Lyon : Manifesto of Fragility. Verkade vit et travaille entre La Haye et Berlin.